Pratiquer la Fauconnerie
« Devenir fauconnier, c’est s’engager dans la durée »
La chasse au vol est plus qu’un sport ou un loisir : c’est une véritable passion des oiseaux de proie.
Avant tout, il faut avoir à l’esprit que vouloir devenir fauconnier, c’est s’engager dans la durée car l’espérance de vie d’un rapace est d’une vingtaine d’années pour les espèces les plus utilisées. De plus, la fauconnerie est une pratique excessivement contraignante et chronophage.
La chasse au vol est plus qu’un sport ou un loisir.
Elle implique une véritable passion des oiseaux de proie et impose d’organiser sa vie personnelle et professionnelle en intégrant les importantes contraintes qu’impliquent la détention, l’entrainement et la chasse avec un rapace.








Voici les conditions et les questions qu’il faut se poser avant de devenir fauconnier :
- Préalable indispensable, il faut avoir accès à des terrains sur lesquels le fauconnier doit avoir l’autorisation de chasser ou entrainer ses oiseaux. Ces terrains doivent êtres de plusieurs dizaines d’hectares pour le bas-vol (Autour, Harris, Queue rousse, Epervier…) à plusieurs centaines d’hectares pour la pratique du haut-vol avec des faucons (Pèlerin, Gerfaut, Sacre…). Outre la présence de gibier, ces territoires doivent être sûrs pour les oiseaux : pas de ligne électrique, de route ou de voie de chemin de fer à proximité, absence de clôture, de fleuve ou de canal qu’il est difficile de traverser… car il faut être capable de rejoindre rapidement son oiseau lorsqu’il a fait prise !
- Le choix de l’oiseau et du type de vol (bas-vol ou haut-vol) se feront en fonction des territoires et des gibiers dont on dispose.
- Il faut un espace, chez soi, qui permette une installation qui respecte les besoins de protection, sécurité (mauvais temps, chats, rapaces nocturnes…) et de conditions de vie de l’oiseau. Espace fermé pour la nuit et espace à l’extérieur pour la journée. On ne met pas un rapace en cage, mais dans une volière ou une mue adaptée à ses besoins. Quoi qu’il en soit, l’oiseau doit passer un maximum de temps sur les terrains de chasse.
- Il faut également disposer d’un chien : chien d’arrêt, leveur ou petit courant selon le type de chasse et le gibier recherché.
- Il faut disposer d’un certain budget. : il faut prévoir les coûts liés à la nourriture, aux droits de chasse, aux éventuels soins vétérinaires… et surtout aux kilomètres qu’il faudra parcourir pour offrir à notre compagnon ailé les meilleures occasions de vol.
- Enfin et surtout, la pratique de la chasse au vol réclame du temps, beaucoup de temps. Maintenir un oiseau en condition de vol impose de le peser chaque jour et de le nourrir en conséquence (température extérieur, prévision de vol…) pour être capable de le faire voler a minima tous les deux jours ou trois fois par semaine. Il est généralement admis qu’il faut environ deux heures/jour pour faire voler son oiseau. Ce temps prend en compte la préparation de l’oiseau, le déplacement, le vol, et le retour au domicile. Il est évidemment réduit pour les chanceux qui disposent d’un territoire autour de chez eux.
- Enfin il faut souligner qu’ un oiseau de chasse au vol ne peut être soigné que par un fauconnier : on ne peut pas confier un oiseau à un voisin ou un ami lorsque l’on s’absente comme on pourrait le faire pour un chien ou un poisson rouge
Devenir Fauconnier
« L’apprentissage idéal est celui dispensé par un fauconnier »
Pour la pratiquer la chasse au vol
L’apprentissage idéal est celui dispensé par un fauconnier expérimenté qui transmettra sur le terrain les bases essentielles pour une pratique éthique et respectueuse des animaux et des milieux.
En effet, si les connaissances théoriques peuvent aujourd’hui être acquises dans les ouvrages spécialisés, rien ne peut remplacer, dans notre domaine, les acquis de l’expérience.
Par exemple, un fauconnier expérimenté peut facilement à vue, estimer l’état de santé d’un rapace, à plusieurs mètres de distance.Il est donc conseillé de rechercher un formateur disposant de plusieurs années d’expérience qui acceptera, dans un premier temps, votre compagnie dans toutes les étapes de son activité et vous transmettra les savoirs faire essentiels.
Dans un deuxième temps, quand vous disposerez de votre propre oiseau, il restera votre soutien/conseil permanent.
Des stages d’initiation sont aussi proposés dans de nombreuses voleries.
Ces sont généralement des stages de durée limitée.
Ils constituent une bonne entrée en matière mais nécessitent souvent des compléments ou un suivi par un pratiquent plus expérimenté.
On signalera enfin l’existence d’une filière publique particulière ouvrant sur une « option fauconnerie » au baccalauréat au lycée agricole de Nérac (47300). Les élèves peuvent ensuite s’orienter vers un pratique en amateur u vers des filières professionnelles.
En complément à leurs études générales, les élèves suivent un cursus de 3 années, à raison de 50h/an, Ils reçoivent une formation théorique couplée à une formation pratique dispensées au sein d’installations propres à l’établissement (volières et oiseaux) .
Pour devenir professionnel (effaroucheur- soigneur animalier spécialisé en fauconnerie en volerie ou zoo)
Il n’existe pas, à notre connaissance, de formation permanente diplomante.
Certains zoos ou volerie importants disposent d’une cellule particulière de formation par apprentissage ou alternance. Ces formations sont quelquefois appuyées sur des AFPA et peuvent accompagner l’élève jusqu’à l’obtention de sons certificat de capacité. Elles sont surtout destinées aux professionnels futurs soigneurs animaliers des parcs zoologiques.
Devenir Fauconnier
« L’apprentissage idéal est celui dispensé par un fauconnier »
Pour la pratiquer la chasse au vol
L’apprentissage idéal est celui dispensé par un fauconnier expérimenté qui transmettra sur le terrain les bases essentielles pour une pratique éthique et respectueuse des animaux et des milieux.
En effet, si les connaissances théoriques peuvent aujourd’hui être acquises dans les ouvrages spécialisés, rien ne peut remplacer, dans notre domaine, les acquis de l’expérience.
Les techniques de haut-vol et bas-vol
Il existe deux types de chasse : le haut vol et le bas vol.
L’homme est alors spectateur de l’action de chasse du rapace.
La chasse de haut vol est exclusivement pratiquée avec des faucons.
En fonction du gibier convoité et du faucon utilisé, il est possible de pratiquer du vol à vue ou du vol d’amont.
Lors du vol à vue, une fois sa proie identifiée l’oiseau part du poing du fauconnier pour l’intercepter. Ce type de vol est principalement utilisé pour la chasse des corvidés, considérés comme gibier. En vol d’amont, l’oiseau se centre au-dessus de son fauconnier pour atteindre un certain plafond (altitude) qui peut varier de quelques dizaines à centaines de mètres en fonction de l’espèce et du territoire de chasse.
Le chien d’oysel est alors utilisé pour marquer l’arrêt sur un gibier à plumes. Au départ du gibier, le faucon entame un piqué fulgurant pouvant atteindre les 250 km/h pour intercepter sa proie en la liant (en l’attrapant) ou en la buffetant (en l’assommant).
Une fois le rapace sur sa proie, le chien d’oysel s’assure de sa bonne sécurité, preuve de leur complicité.




Les techniques de haut-vol et bas-vol
Il existe deux types de chasse : le haut vol et le bas vol.
Tout dépend de l’oiseau que vous possédez et du gibier visé. L’homme est alors spectateur de l’action de chasse du rapace.




La chasse de haut vol est exclusivement pratiquée avec des faucons.
En fonction du gibier convoité et du faucon utilisé, il est possible de pratiquer du vol à vue ou du vol d’amont.
Lors du vol à vue, une fois sa proie identifiée l’oiseau part du poing du fauconnier pour l’intercepter. Ce type de vol est principalement utilisé pour la chasse des corvidés, considérés comme gibier. En vol d’amont, l’oiseau se centre au-dessus de son fauconnier pour atteindre un certain plafond (altitude) qui peut varier de quelques dizaines à centaines de mètres en fonction de l’espèce et du territoire de chasse.
Le chien d’oysel est alors utilisé pour marquer l’arrêt sur un gibier à plumes. Au départ du gibier, le faucon entame un piqué fulgurant pouvant atteindre les 250 km/h pour intercepter sa proie en la liant (en l’attrapant) ou en la buffetant (en l’assommant).
Une fois le rapace sur sa proie, le chien d’oysel s’assure de sa bonne sécurité, preuve de leur complicité.




La chasse de bas vol est pratiquée avec de nombreux rapaces tels que les autours, les éperviers, les buses de Harris ou encore les aigles.
La chasse de bas vol est ainsi nommée car, contrairement à la chasse de haut vol durant laquelle les actions se passent à haute altitude, les oiseaux de bas vol effectuent des actions proches du sol.
Chaque oiseau possède un spectre de proies qui lui est propre. On utilisera les buses de Harris pour la chasse du lapin et du lièvre, l’autour pour celle du faisan et du canard, et l’aigle royal pour celle de plus gros gibiers tels que les renards ou chevreuils.
Quelle que soit l’espèce, l’oiseau démarre toujours du poing de son fauconnier pour effectuer un vol d’attaque déclenché par la fuite de sa proie.
En fonction des espèces, il est possible de faire évoluer plusieurs oiseaux en même temps. Ceux-ci mettent alors en place des stratégiespour parvenir à capturer leur proie.
A ce titre, la chasse du lièvre ou du lapin par un groupe de buses de Harris est des plus spectaculaire !
Le bien-être animal
Assurer le bien être et la santé de ses oiseaux est la priorité absolue de tout fauconnerie. Elle constitue une préoccupation permanente.
Les tous premiers ouvrages de fauconnerie du moyen âge contenaient déjà de long chapitres sur le maladies et leurs remèdes.
Les rapaces captifs sont en effet sensibles à de nombreuses maladies que le fauconnier doit prévenir par la mise en place de nombreuses mesures prophylactiques très variées.
Le cas de la PODODERMATITE ( ou podagre) est en cela révélateur, cette affection des pattes se développe en raison d’une part de perchoirs ou d’installations mal adaptés mais aussi pour des raisons comportementales (inactivité, mauvaise postures). Cette maladie anciennement très répandu régresse aujourd’hui grâce à l’usage de perchoirs ou blocs mieux adaptés et de garnitures spécifiques, une surveillance posturale et comportementale permanente quand l’oiseau est au repos (amenant l’adaptation éventuelle des équipements), et un exercice minimal.
Contrairement à une idée reçue l’oiseau de fauconnerie n’a pas besoin d’une très grande volière, Elle doit bien évidemment être adaptée à chaque espèce cependant elle n’est occupée continuellement que pendant la période printanière au moment du changement de plumes. C’est d’ailleurs pourquoi les anciens les dénommaient « Mues ». Dans cette période de fragilité une trop grande volière est souvent source de dégâts sur le plumage.
En période d’entrainement et de chasse soit près des ¾ de l’année la volière n’est que faiblement utilisée, l’oiseau étant maintenu, entre ses sorties, au jardin sur des blocs, perches ou trolleys.
La prophylaxie passe aussi par un entretien/désinfection régulier des équipements et des installations (prévention des injections et parasitoses). Les oiseaux sont maintenus à l’abri de l’humidité (prévention de l’aspergillose) et , en hiver, l’abri des courants d’air (prévention du WTO/WTD).
Le fauconnier pèse régulièrement son compagnon, tous les jours en période de travail. Le suivi du poids est un indicateur précieux et incontournable de l’état de santé des oiseaux et permettent d’anticiper l’apparition de symptômes plus importants.
Il en est de même du le contrôle permanent de la qualité des pelotes de rejection et des fientes.
La nourriture est sélectionnée et, le plus souvent, acquise auprès de sociétés spécialisées qui garantissent la qualité. Quand l’oiseau est nourri sur proies sauvages (ce qui est absolument nécessaire à son bon état psychologique) le fauconnier prend soin de retirer les viscères qui sont le plus souvent vecteurs de parasites.
Il est enfin important de souligner que l’oiseau de fauconnerie doit voler le plus souvent possible, idéalement tous les jours et pour certains…plusieurs fois par jour. L’exercice permet d’éviter les comportements déviants (cris, agressivité) mais aussi, comme chez l’humain …l’athérosclérose et les accidents cardiaques.
Pour son bien être psychologique, il est nécessaire de mettre l’oiseau le plus régulièrement possible dans des « conditions environnementales » identiques à celles rencontrées dans la nature en lui permettant de repérer, poursuivre et attraper une proie, puis s’en nourrir. Et ce, exactement comme il le ferait à l’état sauvage et dans son milieu naturel.
