La Fédération en France et dans le Monde

« Désormais, toute activité humaine doit prendre la protection de l’environnement pour raison d’être »

Nos Missions

La Fédération Française de Fauconnerie représente activement le collectif de la Fauconnerie auprès des Ministères en charge de l’environnement, de l’agriculture, de la chasse et de la faune sauvage, ainsi que des Directions analogues et groupes de travail de la Commission Européenne.

   La Fédération intervient activement dans les débats publics au Sénat, à l’Assemblée nationale et au Conseil économique, social et environnemental (CESE), sur tous les enjeux relatifs à la protection de l’environnement, la conservation des rapaces et la fauconnerie. Elle joue également un rôle de conseil et d’expertise auprès des autorités publiques.

   Elle offre un soutien concret et global aux fauconniers et à leurs associations, notamment en matière de réglementation, de conseils juridiques, de recherche et de mise en commun de territoires adaptés. Elle participe aussi à l’organisation de réunions et d’événements cynégétiques et culturels, tant au niveau régional que national ou international, ainsi qu’à des initiatives de préservation de la nature.

 

   La Fédération organise des formations initiales et continues, et favorise les échanges d’expériences entre ses membres, dans le but d’améliorer en permanence les pratiques. Elle cherche à faire évoluer certaines pratiques traditionnelles de la fauconnerie qui ne répondent plus aux exigences éthiques et sociétales relatives au bien-être animal.

   Dans cette perspective, elle soutient les innovations scientifiques, technologiques, médicales et éthologiques, ainsi que toute autre approche susceptible de contribuer à cet engagement.

                              

@Bibl.Dijon

Un patrimoine immatériel reconnu

« La fauconnerie est l’art et la pratique traditionnels de l’entraînement et du vol des faucons (et parfois des aigles, des faucons, des buses et d’autres oiseaux de proie).

 (Extrait de la Décision du Comité intergouvernemental : 16.COM 8.B.14)

« La fauconnerie, un patrimoine humain vivant »

  Pratique ancestrale profondément enracinée dans l’histoire, la fauconnerie représente un héritage commun partagé à l’échelle mondiale. À travers les siècles, ses techniques ont évolué, s’adaptant aux usages, coutumes et croyances spécifiques de chaque culture. Aujourd’hui, elle demeure un patrimoine historique et culturel riche, porté par des valeurs, des traditions et des savoir-faire uniques.

   Initialement pratiquée comme moyen de subsistance, puis devenue une activité sociale et récréative, la fauconnerie est aujourd’hui un outil majeur de médiation pour la protection des espèces et des écosystèmes.

   C’est dans cette perspective qu’elle a été inscrite en 2010 sur la Liste Représentative du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité, un héritage partagé par 24 pays à travers le monde.

   Chacun de ces pays s’est engagé à préserver, promouvoir et développer la pratique de la fauconnerie et ses traditions sur son territoire.

   La décision de l’UNESCO souligne que :

  • La fauconnerie moderne met l’accent sur la conservation des faucons, du gibier et des habitats naturels, tout en intégrant des méthodes respectueuses d’élevage et de soin des rapaces.
  • La communauté de la fauconnerie inclut également des hôpitaux pour faucons, des centres d’élevage, des agences de conservation, ainsi que des fabricants d’équipements traditionnels.

   Pour en savoir plus, consultez les liens suivants :

Les Instances Internationales

L'IAF- "Un lien avec la nature"

    L ‘Association Internationale pour la Fauconnerie et la Conservation des Oiseaux de Proie (IAF) est une organisation non gouvernementale (ONG) internationale, engagée dans la préservation de l’art de la fauconnerie et le soutien à la conservation des oiseaux de proie à l’échelle mondiale.

    L’IAF regroupe 110 organisations de fauconnerie issues de 90 pays, couvrant ainsi toutes les régions du monde, ainsi que de nombreuses cultures, ethnies et croyances.

    Accréditée en tant qu’ONG, l’IAF fournit des services consultatifs au Comité du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO (NGO-90006).

   L’IAF est également membre accrédité de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et soutient plusieurs programmes internationaux de réintroduction d’espèces et de protection des habitats naturels.

   En outre, l’IAF exerce un rôle d’expert-conseil auprès de la Convention de Berne.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site officiel de l’IAF :
https://iaf.org/#

L'EFFEC - « Emmener les valeurs de la Fauconnerie vers le futur de l'Europe »

 L’objectif de l’EFFEC est de développer et de perpétuer le rôle des fauconniers en Europe, en soutenant et en finançant des projets visant à la conservation des espèces, au bien-être animal, ainsi qu’à la promotion de la culture et de l’éducation.

L’EFFEC est membre accrédité de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

 

  Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site web de l’EFFEC :
https://www.ef-fc.org/frahome

Petit Historique de la Fauconnerie

« Reconnue comme mode légal de chasse en 1954 »

La fauconnerie pourrait trouver ses origines dans un comportement initial de parasitisme de l’homme vis-à-vis des oiseaux de proie. Il est en effet probable que, comme pour d’autres espèces, nos ancêtres se soient appropriés les proies capturées par les rapaces. Selon certains auteurs, c’est de cette pratique que serait née l’idée de les apprivoiser, puis de tirer parti de leurs capacités naturelles à la chasse.

 

« Reconnue comme mode légal de chasse en 1954 »

En raison de la topographie idéale et de l’abondance locale d’oiseaux de proie, de nombreux historiens situent l’origine de la fauconnerie en Asie centrale, notamment autour du Kirghizistan, à une époque contemporaine de la domestication du cheval, vers -10 000 av. J.-C.

La pratique se serait ensuite diffusée selon trois axes : vers l’Ouest et l’Europe, vers l’Extrême-Orient, et vers le Sud, en Mésopotamie, à la péninsule arabique puis en Afrique du Nord. Des traces certains de cette pratique ont été retrouvées en Mésopotamie, datant d’environ le 10e siècle av. J.-C. Toutefois, des recherches récentes suggèrent que la fauconnerie aurait pu être pratiquée en Iran et en Perse dès 8 000 à 10 000 ans av. J.-C., renforçant l’hypothèse d’un développement parallèle à celui d’Asie centrale.

Certains auteurs situent également les origines de la fauconnerie asiatique en Chine, vers 3 000 av. J.-C., ce qui expliquerait l’élaboration d’une pratique complexe attestée par de nombreux documents datant de 700 av. J.-C. La fauconnerie serait avérée au Japon vers le IVe siècle.

En Europe, la fauconnerie est probablement arrivée en France par le Nord et le Nord-Est, apportée par les grandes invasions (du IIe au VIe siècle), puis par l’invasion arabe au VIIe siècle. La première trace objective de cette pratique en France a été retrouvée en Aveyron, datant du IIe au IVe siècle.

En l’absence d’autres loisirs (ni télévision, ni football, ni internet…), la chasse au vol connaît un essor considérable au Moyen Âge. L’usage du chaperon, notamment, semble avoir été introduit par les Croisades.

Au XIIe siècle, le moine aveyronnais Daude de Pradas écrit, en langue d’Oc, le premier traité de fauconnerie en français. Bien que largement pratiquée, la fauconnerie devient progressivement l’apanage des nobles et des seigneurs. Elle atteint son apogée sous le règne de Louis XIII, le « roi fauconnier » (XIVe-XVe siècle), avant de décliner rapidement avec l’arrivée des armes à feu.

La pratique disparaît après la Révolution française, mais elle est redécouverte lors de la conquête de l’Algérie en 1830. Elle survit toutefois dans certaines régions, notamment en Flandres.

Oubliée après la loi sur la chasse de 1844, la fauconnerie est redécouverte au début du XXe siècle et est reconnue comme mode légal de chasse en 1954.

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